CIOArticle L’équipe.fr du  25/12/2015 à 14:45:00 | Mis à jour le 25/12/2015 à 15:30:47 |

Kristen Worley, une cycliste transgenre, attaque le CIO sur ses critères de genre. Mais l’instance olympique conteste la procédure déposée devant une cour canadienne.

Au mois de juin dernier, Kristen Worley, une cycliste canadienne, avait lancé une procédure contre le Comité international olympique (CIO) auprès du Tribunal pour les droits de l’homme de l’Ontario. Motif : Worley, athlète transgenre (né homme mais devenue femme en 2001) estime que la politique anti-dopage et la vérification de genre mises en place par le CIO sont des mesures discriminatoires, ayant causé des dommages au niveau de sa santé et de son aptitude à poursuivre une carrière de haut niveau.

 

Mercredi, le Comité international olympique a demandé à ce que le tribunal canadien ne juge pas cette affaire, peut-on lire sur CBC.ca, le site internet de la société Radio-Canada. Le CIO estime que cette instance n’a pas la compétence pour régler ce litige et que son jugement pourrait porter atteinte à son indépendance et à celle du Mouvement olympique. En fait, l’enjeu de cette requête est de savoir si les athlètes peuvent demander des réparations dans les tribunaux de leur propre pays ou si les plaintes doivent être traitées par le Tribunal arbitral du sport (TAS), qui est la juridiction utilisée en termes de sport.

Les fédérations olympiques, les instances d’autres disciplines sportives et l’Agence mondiale antidopage reconnaissent le TAS comme l’arbitre final dans les litiges sportifs. Les contrats et les licences que signent les athlètes de haut niveau comprennent des clauses stipulant que les conflits pouvant survenir dans leur carrière doivent être résolus par le Tribunal arbitral du sport. Kristen Worley a, elle déclaré, qu’elle n’a jamais signé le moindre document l’obligeant à faire appel au TAS.

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