Les besoins fondamentaux des personnes en situation d’exclusion sociale ou qui sont dans un processus d’insertion

Il va de soi que chacune des personnes en situation d’exclusion sociale ou dans un processus d’insertion est une personne unique avec sa propre histoire, ses propres maux et donc avec des besoins singuliers. Cependant, certains besoins fondamentaux récurrents sont identifiés.

Les besoins fondamentaux

Accompagner les personnes pour répondre à leurs besoins fondamentaux c’est les aider à atteindre ou retrouver une certaine qualité de vie.
X


Selon la définition de l’OMS « la santé est un état de complet bien-être physique, mental et social et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité ». La notion de gradient de santé, mise en lumière dès le début des années quatre-vingt, permet de décrire et d’appréhender la corrélation existante entre l’état de santé d’une personne et son positionnement dans la structure sociale. Les inégalités de santé sont ainsi contingentées par un ensemble de facteurs, dont certains sont liés aux individus eux-mêmes tandis que d’autres découlent des conditions économiques, culturelles et environnementales globales.

 

La définition de l’OMS en 1994, « La qualité de vie est la perception qu’a un individu de sa place dans l’existence dans le contexte de la culture et du système de valeurs dans lesquels il vit en relation avec ses objectifs, ses attentes, ses normes et ses inquiétudes. C’est un concept très large influencé de manière complexe par la santé physique du sujet, son état psychologique, son niveau d’indépendance, ses relations sociales, ainsi que sa relation aux éléments essentiels à son environnement ».


La prise en charge sanitaire
Les personnes en situation d’exclusion ou dans un processus d’insertion, ne sont pas toujours en capacité d’exprimer un « besoin de soins » qui constitue pourtant un levier majeur susceptible de leur permettre de retrouver l’estime de soi.
Aussi, si elle ne constitue pas l’objectif final de ce projet, la santé est une dimension incontournable à prendre en compte tout au long de sa réalisation.

L’accès au logement et à l’emploi
L’accès au logement et l’accès/retour à l’emploi constituent deux déterminants fondamentaux dans le processus d’inclusion des publics fragilisés.
Le Plan pluriannuel de lutte contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale prévoit ainsi différentes mesures visant à favoriser la prévention et l’anticipation des ruptures en matière de logement tout en concourant à la sécurisation des parcours d’accès à l’emploi. Ces mesures sont déployées dans une logique de décloisonnement et de mise en synergie des différentes politiques sectorielles qui concourent à l’inclusion sociale. Ces besoins sont pris en compte dasn les Plans Départementaux d’Accueil, d’Hébergement et d’Insertion (PDAHI).

La remobilisation personnelle
Les personnes en situation d’exclusion souffrent d’une perte de l’estime de soi et de confiance en soi. Il peut en être de même pour des personnes qui sont dans un processus d’insertion. La remobilisation personnelle est la recherche d’une image positive de soi pour mieux se (re)construire.
Un des objectifs de leur accompagnement réside dans la (re)construction de liens sociaux satisfaisants afin de leur permettre d’évoluer, de se projeter, de se (ré)insérer dans un environnement que certain(e)s pouvaient considérer jusqu’alors hostile et individualiste.

L’accès au droit commun
L’accès au droit commun constitue l’une des conditions fondamentales d’exercice de la citoyenneté. Les chiffres de « non-recours » à ces droits, mis en évidence lors de la Conférence nationale de lutte contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale, demeurent pourtant particulièrement élevés et observables dans plusieurs domaines.
L’amélioration de l’accès aux droits, aux services et aux biens fondamentaux représente ainsi l’un des objectifs majeurs du Plan pluriannuel de lutte contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale.

La reconstruction de liens sociaux
Le processus de l’exclusion marginalise, éloigne les personnes du mode de vie dominant dans la société. Il conduit à une perte de repères dans les rapports aux autres.
Un des objectifs de leur accompagnement réside dans la (re)construction de liens sociaux satisfaisants afin de leur permettre d’évoluer, de se projeter, de se (ré)insérer dans un environnement que certain(e)s pouvaient considérer jusqu’alors hostile et individualiste.