Lumière sur des expériences en faveur de l’inclusion sociale par le sport


La DRJSCS d’Auvergne et l’assocation DAHLIR, mise en oeuvre d’une stratégie régionale et accompagnement de l’action départementale

DAHLIR

Titre de l’expérience : DAHLIR insertion

Identité du porteur : Association DAHLIR

Type de structure : Association loi 1901

Adresse : 7 Bd Saint Louis – 43000 LE PUY EN VELAY
Courriel : contact@dahlir.fr – www.dahlir.fr
Tel : 04 71 09 80 98
Chef de projet : Pierre-Emmanuel Baruch
Coordination départementale :

Allier : Ivan Bizet
Cantal : Eric Corvaisier
Haute-Loire : Daniel Sansano
Puy-de-Dôme : Pascale Khattar

Coordination Régionale : Isabelle Gironnet

Portée territoriale du projet : Régionale
Date début de l’expérience : 05/09/2011
État d’avancement : Projet en cours
Enjeux SEMC : Accès à la pratique d’APS des personnes en grande précarité
Activité : Activités multisports

Résumé de l’expérience :

Après une année d’expérimentation au sein des établissements CHRS de Brioude et du Puy-en-Velay, la DRJSCS d’Auvergne en étroite collaboration avec la DDCSPP43 et l’association DAHLIR, propose sur chaque département le dispositif d’accompagnement des personnes en grande exclusion sociale vers une pratique sportive régulière.
Cf. Doc 1 – Dahlir accompagnement

Le projet, piloté par la Direction régionale de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale est aujourd’hui conduit sur chaque territoire départemental par la DDCS/PP, dans un cadre contractuel, en lien avec les établissements d’accueil d’hébergement et d’insertion (AHI) et l’association DAHLIR.

Descriptif de l’expérience :

Constat à l’origine de l’expérience
La loi d’orientation du 29 juillet 1998 évoquait un égal accès de tous, tout au long de la vie à la culture, aux sports et aux loisirs. Il subsiste néanmoins un déficit social dans la participation de certaines personnes, notamment les populations les plus défavorisées. Le principe d’égalité des chances pour accéder au sport doit donc pouvoir s’appliquer pleinement pour ces populations.

C’est dans cette optique que les services de l’État en Auvergne, DRJSCS et DDCS/PP, proposent une offre sportive en cohérence avec les programmes et dispositifs du champ de l’action sociale afin que le sport devienne un support de l’insertion sociale dans le respect des orientations ministérielles et du Plan régional «Sport, éducation, mixités, citoyenneté» d’Auvergne.

Objectifs poursuivis
La spécificité de ce projet dans les établissements AHI se définit par la mise en jeu du corps comme levier de l’insertion sociale. Ainsi la finalité de ce projet ne se limite pas à son versant sanitaire. Ce projet a pour finalité de développer la pratique sportive auprès des publics en grande exclusion dans le but de contribuer à leur réinsertion sociale.

Il s’agit de favoriser la pratique d’une activité sportive régulière et non contraignante destinée à valoriser les individus (estime de soi) et à promouvoir les valeurs traditionnellement liées au sport. A terme, l’objectif est de rendre possible une activité régulière en club.

Le deuxième enjeu de ce projet est de mettre en synergie tous les acteurs professionnels et bénévoles dont les cultures, pratiques et approches du public s’avèrent parfois très différentes. Cela commence au sein même des services de l’État où il est nécessaire d’échanger largement entre le secteur sport et le secteur social pour se connaître, se reconnaître en tant que professionnels, comprendre les modalités d’action des uns et des autres, identifier les publics dont on parle. Ce travail concerté sera le garant de la réussite du projet.
Cf. Doc 2 – guide méthodologique et doc 3 – Charte d’engagement

Actions mises en oeuvre /Plan d’actions :
Une année d’expérimentation :
La DRJSCS d’Auvergne en étroite collaboration avec la DDCSPP43 et l’association DAHLIR a mis en place au sein des établissements CHRS de Brioude et du Puy-en-Velay, une offre sportive à raison d’1h30 hebdomadaire, encadrée par un professionnel en élargissant la palette des activités proposées (sports collectifs, badminton, escalade, VTT…).

Constat – Evaluation intermédiaire :
Chaque séance a permis à une douzaine d’usagers de reprendre goût à l’activité physique, de remobiliser un corps souvent dénigré, à entreprendre une démarche de reconstruction de soi, passage obligé vers leur réinsertion sociale. Au total près de 120 personnes ont pu participer à cette phase expérimentale du programme en 2012.
Cf. doc 4 – cahier de suivi des bénéficiaires et doc 5 – Bilan de séance

Suites et évolutions : Déploiement du dispositif
Fortes de cette réussite, les DDCSPP de l’Allier et du Cantal, la DDCS du Puy-de-Dôme ont engagé des démarches similaires auprès du CHRS de Montluçon, de la Maison relais d’Aurillac et du CHRS-CCAS de Clermont-Ferrand.
Les premières séances ont pu voir le jour dès janvier 2013 pour l’Allier et démarreront en septembre pour le Puy-de-Dôme et le Cantal.
Mais le défi va au-delà. Compte tenu que seule une pratique régulière peut garantir la pérennité des bénéfices de cette action, le dispositif prévoit une phase 2 visant l’accompagnement de ces personnes au sein des clubs sportifs.

L’enjeu est de taille et fait l’objet dès cette année 2013 d’une démarche particulièrement suivie en Haute-Loire et dans l’Allier.

Partenaires associés :

ARS-Lorraine CNDS YMEDIA

Budget :

Dépenses

Recettes

   

Montant
consommé

 

Montant
prévisionnel

Montant
obtenu

Sous traitance générale  

3 020

ARS

18 000

18 000

Documentation-communication  

5 500

Honoraires, rémunération d’intermédiaires

31 000

22 165

DRJSCS

10 000

10 000

Déplacements, missions et réceptions

7000

4 659

Autres produits

10 000

7 344

Total

38 000

35 344

Total

38 000

35 344

Analyse de l’expérience :

Bilan global de l’action :
Retours très positifs de la part des structures et de leurs usagers.
L’implication des structures AHI dans le suivi du dispositif nécessite un réel accompagnement tant de la part de l’éducateur sportif que du référent de la DDCSPP.
Le recrutement de l’éducateur sportif doit être mené avec vigilance : en dehors de ses compétences techniques et pédagogiques, de ses qualités relationnelles, il doit faire preuve de rigueur dans les tâches administratives qui lui sont confiées (bilans de séance hebdomadaires) et d’une bonne connaissance du maillage associatif sportif de proximité. Le passage de la phase 1 (en établissement) à la phase 2 (en club) est une étape délicate qui nécessite la mobilisation des différents partenaires.

Méthodes et indicateurs d’évaluation :
L’évaluation de notre expérience porte sur les 4 critères suivants :

  1. le respect du format défini (aspects fonctionnels du dispositif)
  2. la conformité de l’offre sportive
  3. l’impact de l’offre sur l’usager
  4. l’impact financier du dispositif

Pour chacun de ces critères nous proposons des indicateurs et les outils permettant d’apprécier la conformité ou le niveau d’atteinte des objectifs visés par ce dispositif.

Suites et perspectives envisagées à cette expérience : Régionalisation du dispositif
Le déploiement de cette action sur l’ensemble des établissements AHI de la région reste notre objectif premier. Ce projet semble réalisable à moyen terme (4-5 ans). L’entrée de nouveaux partenaires financiers sera déterminante.
La construction du maillage associatif sportif (club d’accueil) avec les structures AHI, grâce aux formations en direction des travailleurs sociaux d’une part et des éducateurs sportifs d’autre part permettra de donner encore plus de sens à notre action.
La construction d’un outil de suivi informatique actuellement en cours devrait permettre de mettre en lien la demande sportive émergeante avec l’offre sportive adaptée.
Parallèlement nous engageons la démarche de régionalisation du DAHLIR handicap.
Il n’est pas exclu que ce dispositif puisse se décliner auprès d’autres publics éloignés de la pratique sportive.

Cf. docs 6 – Plan de régionalisation et docs 7, 8, 9, 10 – Les feuilles de routes

Documents associés

• doc 1 – DAHLIR Accompagnement
• doc 2 – Guide Méthodologique Auvergne
• doc 3 – Charte d’engagement des acteurs
• doc 4 – Cahier de suivi des bénéficiaires
• doc 5 – Bilan de séances
• doc 6 – Plan de régionalisation
• doc 7 – Feuille de route comité de pilotage régional
• doc 8 – Feuille de route comité technique
• doc 9 – Feuille de route comité de pilotage départemental
• doc 10 – Feuille de route de présentation aux CHRS

La DDCS de Meurthe et Moselle : Bien dans tes baskets, bien dans ta tête

profession-sport-54 guide-sis Titre de l’expérience : « Bien dans mes baskets, bien dans ma tête »

Identité du porteur : Profession Sport
Type de structure : Association
Adresse : 17 bis, rue Laurent Bonnevay – 54000 NANCY
Courriel : infos@professionsport54.fr
Tel : 03 83 51 68 59
Chef de projet : Benoit Vernisson Sophie Jochum
Coordination DDCS : Philippe Goetz
Portée territoriale du projet : Département
Date début de l’expérience : juin 2011
État d’avancement : Généralisation du dispositif
Enjeux SEMC : Le sport au service d’un parcours social
Activité : Toutes activités

Résumé de l’expérience :

Le projet créer les conditions d’une pratique régulière d’activité physique au bénéfice des résidents des établissements sociaux de la Meurthe-et-Moselle : Centres d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS), Centres d’accueil des demandeurs d’asile (CADA) et résidences sociales. Cette pratique adaptée, est proposée à chaque type d’établissement. Elle a pour ambition, de contribuer à renforcer la santé des résidents et d’enrichir l’accompagnement social quotidien mené par les structures.
Ce projet est mis en place dans le cadre d’un large partenariat institutionnel qui associe, outre les établissements concernés et Profession Sport 54, le comité départemental olympique et sportif et les services de l’État suivants : l’agence régionale de santé et la direction départementale de la cohésion sociale.

Descriptif de l’expérience :

Constat à l’origine de l’expérience
La loi d’orientation du 29 Juillet 1998 évoquait un égal accès de tous, tout au long de la vie à la culture, aux sports et aux loisirs. Il subsiste néanmoins un déficit social dans la participation de certaines personnes, notamment les populations les plus défavorisées. Le principe d’égalité des chances pour accéder au sport doit donc pouvoir s’appliquer pleinement pour ces populations.
C’est dans cette optique que les services de la DDCS de Meurthe et Moselle a décidé de se mobiliser pour proposer une offre sportive en cohérence avec les programmes et dispositifs du champ de l’action sociale afin que le sport devienne un support de l’inclusion sociale dans le respect des orientations ministérielles.

Objectifs poursuivis
Objectif général :
Renforcer la réinsertion sociale des publics en grande précarité au sein des établissements sociaux de Meurthe et Moselle.

Objectifs spécifiques :
1/ Développer la pratique sportive chez les personnes en grandes précarités des établissements sociaux de Meurthe et Moselle ;
2/ Renforcer l’accès à la pratique sportive ou de loisirs des publics en grande précarité ;
3/ Renforcer les liens entre les résidents des établissements sociaux ;
4/ Retrouver la confiance en soi des publics en grande précarité.

Objectifs opérationnels :
1/ Mettre en place des créneaux d’activité physique adapté au sein des structures d’accueils ;
2/ Accompagner les usagers vers d’autres lieux de pratiques d’activité physique et de loisirs ;
3/ Sensibiliser les travailleurs sociaux à l’intérêt de l’activité physique et aux aides existantes ;
4/ Développer les échanges, l’entraide et la coopération au sein et en dehors des temps de pratique ;
5/ Favoriser les initiatives personnelles et collectives.

Actions mises en oeuvre /Plan d’actions :
Des éducateurs sportifs qualifiés de l’association Profession Sport 54, élaborent en relation avec l’équipe d’encadrement de l’établissement, un projet d’activités physiques adapté et intégré à la dynamique de l’établissement social.

Ainsi chaque établissement peut bénéficier :

  • d’1h30 d’activité physique par semaine
  • d’une sortie ponctuelle par trimestre dans le respect des objectifs du projet.

Ces dispositions pratiques sont ajustables selon les besoins et les caractéristiques de chaque établissement.
Chaque séance animée par un éducateur sportif se déroule en présence d’un travailleur social de l’établissement, afin de favoriser la continuité éducative.
La pratique sportive au sein de clubs partenaires constitue une étape significative vers l’insertion au sein des clubs et vers une pratique autonome.
Le projet sportif doit s’inscrire et contribuer à la mise en oeuvre du projet global de l’établissement.
Détail du projet: Cf. Doc 2 – Les étapes du projet (ppt)
Détail de la mise en oeuvre au sein d’un établissement : cf Doc 3 – La mise en oeuvre (ppt)

Partenaires associés :

prefecture-MM logo-lorraine-eu logo-communaute-urbaine ARS-Lorraine

Budget :

Voir « Outils administratifs »

Analyse de l’expérience :

Bilan global de l’action :
Au regard des premiers cycles, il semble que selon les établissements, le projet induit des comportements et des éléments favorables sur :

  • l’individu
  • le collectif
  • l’établissement
  • le bien être des pratiquants
  • le souhait de reprendre une activité dans un club sportif ou association
  • une meilleure cohésion de groupe au sein des résidents de l’établissement
  • une relation privilégiée avec les travailleurs sociaux

Plus de 500 personnes sont venues pratiquer durant l’année 2013, ce qui représente un peu plus de 1300 participations aux différentes séances

Méthodes et indicateurs d’évaluation :
Cf. doc 5 – Objectifs et indicateurs d’évaluation du projet
Suites et perspectives envisagées à cette expérience :
Un important travail est engagé pour identifier des clubs partenaires afin de contribuer à la poursuite de la pratique en dehors du projet.
Le travail est également engagé concernant la recherche d’une coordination et d’un partenariat avec les autres dispositifs ou projet afin de créer les conditions d’une continuité de la pratique tout au long de son parcours social.

Documents associés

• doc 1 – Plaquette de présentation du projet
• doc 2 – Les étapes du projet 
• doc 3 – La mise en oeuvre
• doc 4 – Budget : «Exemples de budgets réalisés»
• doc 5 – Objectifs et indicateurs d’évaluation du projet
• doc 6 – Convention type avec les établissements
• doc 7 – Convention type club partenaire

La DDCSPP Ille et Villaine et l'UFOLEP Bretagne: Le parcours coordonné

marianeTitre de l’expérience : Parcours coordonné

Identité du porteur : DDCSPP 35
Type de structure : Service déconcentré de l’Etat – Direction Départementale Interministérielle
Adresse : 15 avenue de Cucillé – CS 90000 – 35 919 RENNES CEDEX
Courriel : DDCSPP35-JS@sante.gouv.fr
Tel :02 99 59 89 00
Chef de projet : Patrice BEAUX
Portée territoriale du projet : Départementale
Date début de l’expérience : mars 2012
Etat d’avancement : fin de la version 1
Enjeux SEMC : Inclusion sociale
Activité : Multi-activités et formation

Résumé de l’expérience :

Proposition d’un parcours de formation, associé à l’obtention d’un statut social évolutif : service civique, contrats aidés, statut de stagiaire en formation professionnelle devant aboutir à un emploi dans le domaine de l’animation sportive, socioculturelle ou sociale.

Ce parcours est donc construit en 5 étapes :

  1. un temps consacré au repérage des personnes,
  2. un temps consacré à la (re)mobilisation des personnes au travers de séjours,
  3. un temps consacré à l’animation volontaire,
  4. un temps consacré à une primo qualification professionnelle,
  5. un temps consacré à la mise en relation avec le milieu professionnel au travers d’un emploi, ou d’une formation professionnelle de niveau V ou IV.

Article Ouest France

Descriptif de l’expérience :

Constat à l’origine de l’expérience :
Dans le cadre de ses missions relatives à l’insertion et à l’intégration des publics vulnérables, la DDCSPP 35 mène depuis la création de son service des « Solidarités » en 2010, un certain nombre d’actions d’insertion par le sport et par l’éducation populaire :

  • séjours de rupture pour personnes en errance et pour des jeunes sous main de justice,
  • proposition de loisirs éducatifs à l’attention de jeunes ne partant pas en vacances,
  • actions de prévention de l’illettrisme à l’attention des gens du voyage.

Ces actions proposées sur des temps relativement courts ont amené les cadres d’Etat à constater deux faits concomitants :

  1. la grande majorité des personnes bénéficiaires des actions sont sans emploi et bien souvent, pas ou peu qualifiées ;
  2. ce public, de par son parcours de vie souvent chaotique, nécessite un temps de « réadaptation » à la vie sociale avant de pouvoir intégrer un parcours de formation professionnelle.

Ces constats ont incité les cadres de la DDCSPP35 à proposer, pour les personnes qui en témoignaient l’intérêt, un parcours, à échéances régulières mais progressives, permettant une entrée en formation qualifiante et diplômante dans le champ de l’animation sportive, socio-culturelle et sociale.

En conséquence, deux grandes étapes sont proposées dans ce parcours :

  1. Une phase d’insertion sociale, constituée elle-même de 3 étapes (mai 2012 / mars 2013) ;
  2. Une phase d’insertion professionnelle, constituée de 2 étapes (avril 2013 / décembre 2014).

Objectifs poursuivis :

Un objectif général
Garantir l’insertion sociale des populations vulnérables dans le cadre d’une politique territorialisée.

Deux objectifs opérationnels :
– gagner de la confiance en soi pour pouvoir construire un projet et savoir prendre sa place dans un groupe.
– permettre à l’individu d’accéder à un parcours de formation qualifiante et diplômante dans le champ de l’animation (sportive, culturelle, sociale).
Actions mises en oeuvre /Plan d’actions :

Etape 1 : Le repérage des personnes

Repérage concerté auprès :

  • des missions locales de Rennes, Saint Malo et Vitré : 31 jeunes (17 / 25ans – 11 femmes et 20 hommes)
  • de la Mission Générale d’Insertion : 7 jeunes (16/18ans – 2 femmes et 5 hommes)
  • de la Protection Judiciaire de la Jeunesse (foyer de Cleunay à Rennes) : 2 hommes (17/18ans)
  • des Points Accueil Emploi (Janzé et Bain de Bretagne) : 2 femmes (32 et 40 ans)
  • des structures sociales (Restaurant social « Le Perdit » de Rennes : 1 homme (40ans)

Cette action se déroule dans des temps distincts :

    • en premier lieu des réunions de présentation du dispositif aux professionnels des structures : missions locales (niveau régional, niveau local), MGI, PJJ et comités de coordination locaux de la MFP (pour toucher les PAE).
    • dans un second temps et sur le lieu de repérage des réunions de présentation du dispositif aux personnes intéressées par le parcours sur chaque structure (sauf PJJ)
    • des temps de présentation du dispositif sur des entretiens individuel (PAE)

Actions menées par les cadres d’Etat de la DDCSPP.

février / avril 2012

Etape 2 : Une action « starter » visant à renforcer ou à réorienter le projet professionnel des participants et organisée en trois temps :
– un stage de 5 jours avec hébergement/restauration organisés du lundi au vendredi avec : pratique d’activités culturelles d’expression (ateliers de lecture et d’écriture, mises en scène par une activité théâtrale), pratiques d’activités physiques (socio sportives et de pleine nature), préparation et animation d’une séquence pédagogique avec un public support (enfants de 10 à 12ans et un entretien de positionnement à l’issue du stage, devant permettre au jeune d’exprimer son point de vue puis de le confronter avec la perception des adultes présents sur le stage (sur la base de la grille partagée).

Du 04 au 18 juin 2012

– la construction et l’animation d’une émission de radio, en direct, ayant pour but de faire exprimer les participants du stage sur le stage vécu. Partenaires associés : les structures ayant participé au repérage, les éducateurs sportifs de BIS et les éducateurs sportifs à forte utilité sociale.

Du 21 au 24 juin 2012.

– une mise en situation professionnelle dans les actions d’animation proposées par les partenaires, soit à l’occasion de séjours, soit à l’occasion d’actions d’animation à la journée (caravane du sport, centre de vacances). Partenaires associés : Breizh Insertion Sport pour ses séjours, l’UFOLEP pour la caravane du sport, les actions menées par les animateurs sportifs départementaux du C.G.

Juillet 2012 / août 2012 ;

Etape 3 : Une formation à l’animation volontaire :
Une étape permettant de suivre une formation au Brevet d’Aptitude à la Fonction d’Animateur (BAFA) couplée à la contractualisation d’un service civique au sein d’une association et du suivi d’une formation fédérale (1er niveau de pratique).
Partenaires associés : les organismes de formation préparant la BAFA et le mouvement sportif. Action de formation suivie en parallèle d’une mission de service civique au sein d’une association.

Positionnement de la DDCSPP 35 sur le service civique : repérage des jeunes volontaires, identification des missions susceptibles d’être proposées ce public spécifique, identification et collaboration avec les structures potentiellement candidates à l’accueil de jeunes volontaires, travail concerté sur le choix des missions, suivi du jeune volontaire et formation des tuteurs.

 septembre 2012 / mars 2013

Etape 4 : Une primo formation professionnelle dans le secteur de l’animation
Le public ayant été ciblé sur « un intérêt plutôt prononcé » sur les métiers de l’animation au sens large et non sur une appétence particulière sur une activité (sportive ou culturelle, par exemple), l’équipe de formateur a fait le choix de proposer deux certificats de qualification professionnelle dans deux secteurs très distincts : le domaine sportif (CQP animateur de loisirs sportifs) et le domaine périscolaire (CQP animateur périscolaire).

Les modalités de mise en en oeuvre ont été les suivantes :

    • un partenariat pour les actions de formation avec des organismes de formation (les mêmes que pour les autres actions de formation de façon à consolider la communauté éducative) : travail concerté sur les contenus, les méthodes et les modes d’intervention.
    • l’ouverture à des candidatures extérieures pour le C.Q.P. A.L.S.
    • l’appel à des structures professionnelles (associations ou collectivités locales) du réseau J&S et des réseaux des organismes de formation pour l’accueil des jeunes en stage.
    • un accompagnement des jeunes assuré conjointement par Missions locales et l’équipe pédagogique.

 avril/octobre 2013) :

Etape 5 : L’accès à l’emploi ou à une formation professionnelle de niveau IV

– accès direct à un emploi en CDD ou CDI
ou
– suivi d’une formation professionnelle dans le champ du sport de niveau IV

Les modalités de mise en en oeuvre ont été les suivantes :
• obtention dérogatoire par la préfecture et la DIRECCTE pour des contrats aidés spécifiques au parcours (prise en charge de l’Etat à hauteur de 90% pour 30h/semaine)
• possibilité de subvention de 4000,00€ par la DDCSPP35 à des associations sportives pour la création de postes destinés à des stagiaires du parcours. Subvention destinée à consolider le tutorat.
• mise en relation permanente entre les missions locales et la DDCSPP pour le suivi de l’emploi : recensement des offres d’emploi, accompagnement des jeunes dans leurs démarches, liens avec les employeurs…

 

 

BIS cafiv campus-sport-bz CGIV ministere-educ-nat
LEIV marianeministere-justice mission_locales reg-bz

M.G.I.

Budget 

Exemples de budgets réalisés

Analyse de l’expérience

ETAPES Nb total de jeunes ciblés Femmes Hommes Nouveaux entrants
ETAPE 1 Repérage 45 Pas de chiffres /
17 abandons /
ETAPE 2 Séjour 28 7 21 /
Emission de radio 9 3 6 /
Milieu

professionnel

23 6 17 /
5 abandons en cours ou à l’issue /
ETAPE 3 BAFA 27 8 19 Dont 6 nouveaux
Service civique 25(*) 10 16 Dont 2 nouveaux
Brevet fédéral 28 9 19 Dont 4 nouveaux
2 abandons en cours – 10 nouveaux au total sur l’étape 3
ETAPE 4 C.Q.P. Animateur périscolaire 18 10 8 Dont 3 nouveaux
C.Q.P. A.L.S. 15 1 14 Dont 2 nouveaux
Contrats aidés 1 0 1 /
4 abandons et une réorientation – 5 nouveaux sur l’étape 4
ETAPE 5 Formation niveau V 1 1 /
Formation niveau IV 3 0 3 /
En situation d’emploi 11(**) 3 7 /
En réorientation professionnelle 3 1 2 /
En recherche d’emploi 15(**) 6 9

(*) au 06/06/2013, 25 jeunes avaient signé un contrat de service civique.
(**) au 31/10/2013

Sur le plan qualitatif :

Etape 1 : le repérage

– points positifs :

• un projet plutôt bien reçu par les partenaires (mission locale et MGI).
• un repérage concerté opérant entre la DDCSPP 35, les missions locales et la MGI (réunions en deux temps avec chacun des partenaires : d’abords avec les conseillers et référents puis en second lieu avec les jeunes).
• une très bonne compréhension du projet par les conseillers et référents ; ce qui s’est traduit par un ciblage très précis des jeunes dont les profils, pour la totalité, répondaient exactement à l’action proposée (quelque soient les difficultés que certains ont pu connaitre par ailleurs lors des différentes étapes du parcours).
• peu d’abandon de jeunes à l’issue de cette étape.

– sources de progrès :

• un maillage départemental incomplet du fait premièrement, de la non réponse de la mission locale de Fougères et de la MIJEC et, en second lieu de l’absence de jeunes du bassin de Redon.
• un nombre important de réunion pour le cadre technique et pédagogique de la DDCSPP35 (15 réunions sur tout le département).

Etape 2 : L’action starter

Le séjour du 04 au 08 juin 2012 à Dinard :

– points positifs :

• 28 jeunes au départ – 28 jeunes à l’arrivée. Une étape importante dont la construction a permis de bien faire émerger les projets individuels et d’accompagner les bénéficiaire dans leur « mise en perspective ».
• une complémentarité d’activités sportives (VTT, sports co, boxe, relaxation) et d’activités culturelles (atelier d’écriture, théâtre, conte) qui ont permis «une mise en mouvement» des jeunes.
• la plus value des activités socioculturelles (ateliers d’écriture et théâtre).
• une séquence d’animation qui a confirmé pour la plupart un projet vers les métiers d’animation.
• la présence chaque jour des référents MGI et des conseillers Mission locale a permis un réel travail d’équipe notamment dans le traitement immédiat de certain cas individuel (anxiété, fatigue, fragilité passagère).
• une équipe pédagogique cohérente et efficace avec une bonne répartition de rôles et une complémentarité d’intervention entre les éducateurs sportifs, les intervenants socio culturels et les conseillers mission locale et MGI.
• une satisfaction exprimée des partenaires Mission Locale et MGI sur le bienfondé de ce séjour et sur la qualité d’accueil et d’encadrement de l’équipe (source : ML Saint Malo du 16/11/12).
• une action en équilibre budgétaire et un financement par les missions locales et de la MGI qui permet de consacrer les fonds d’Etat sur les autres actions du parcours.

– sources de progrès :

• l’absence de secrétariat lors de l’accueil et, en corolaire les difficultés de gestion des dossiers administratifs.
• des modalités de déroulement du séjour, notamment au regard des conduites addictives, à affiner.
• une gestion du matériel de plein air pas pleinement efficace, notamment au niveau de l’entretien et du suivi. L’implication des jeunes n’a pas suffisamment été anticipée.
• un manque d’anticipation lors du dernier jour du séjour, quant au mode d’information sur l’étape suivante, notamment sur la mise en situation en milieu professionnel.

L’émission de radio :

– points positifs :

• une émission de radio qui s’est bien déroulée avec, pour certains, un excellent niveau d’expression à l’antenne.
– sources de progrès :
• un intérêt des jeunes moins soutenu que pour le séjour avec, en conséquence un nombre insuffisant de jeunes à participer (9).
• du fait, du peu de jeunes, un coût d’action élevé et une action déficitaire.
• une difficulté (légitime) pour certains de libérer du temps juste après le séjour alors qu’ils étaient également sur du travail intérim (faut pouvoir vivre quand même…)
• des contraintes logistiques un peu plus importantes que lors du séjour (hébergement, repas et déplacements à prévoir par les jeunes (ce qui était volontaire de notre part, ceci nécessitant une responsabilité des jeunes) mais qui interroge leur possibilité de mobilité.

La mise en situation professionnelle (juillet / août) :

– points positifs :

• une majorité de jeunes qui, activement, ont cherché d’eux même les structures d’accueil.
• une grande majorité de jeunes à avoir suivi, avec réussite, le stage d’observation.

– sources de progrès :

• du fait de la non anticipation, une gestion, un peu, dans l’urgence des stages et, en conséquence, une gestion également dans l’urgence des situations de conflits ou posant problème entre un jeune et sa structure ;
• quelques difficultés pour certains, face aux réalités professionnelles à s’inscrire dans la durée (absentéisme, bobologie…).

Etape 3 : l’animation volontaire

– Points positifs :

• un partenariat CAF/ligue de l’enseignement/BIS/DDCSPP favorisant un financement cohérent.
• une grande majorité de stagiaires motivés pour la poursuite du parcours.
• des comportements individuels opérants (ponctualité, tenue adaptée aux situations proposées, souvent en quête d’information sur le parcours).
• des entretiens d’étape (entre référents et les stagiaires) de qualité.
• un soutien opérant de B.I.S. dans l’accompagnement des structures du service civique et un soutien efficace de la DRJSCS sur l’instruction des dossiers.
• la qualité des formations BAFA et brevet fédéral tant dans les contenus proposés que dans les méthodes utilisées et pour le BAFA, une mise en oeuvre opérationnelle des stages de base, d’approfondissement et de qualification en termes d’acte, de démarche et de méthodes même si des propositions d’évolution existent.
• l’adéquation entre les actions de formations proposées (PSC1, BAFA, surveillant de baignade et brevet fédéral) et le service civique. L’ensemble correspond parfaitement à la notion d’engagement volontaire dans la société civile.

– sources de progrès :

• un passage de témoin entre la MGI et les missions locales à préciser.
• une délicate intégration des nouveaux arrivants sur le parcours (groupe déjà constitué) -> imaginer des passerelles.
• de très grandes difficultés à placer les stagiaires en service civique : période pas judicieuse (août / septembre), des structures pas ou peu au fait du dispositif, une lourdeur du système administratif, une réticence latente, pour certaines structures à accueillir ce type de public (peu qualifié, demandant un accompagnement certain), le refus des collectivités à investir 100,00 par mois … -> Conséquences très importantes dans la temporalité du dispositif !
• mise en oeuvre du stage pratique BAFA pas suffisamment concertée entre la DDCSPP et la ligue (temporalité, mode de choix des structures d’accueil, équipe d’accompagnateur, définition de l’accompagnement, financement de l’accompagnement.
• pour le coordinateur, devoir traiter en parallèle des axes différents mais importants (service civique, financement, ingénierie, accompagnement des stagiaires).
• une difficulté à bien doser la transmission d’informations aux stagiaires concernant le déroulé du parcours et les échéances à venir (pas trop mais suffisamment…)
• une relation aux parents pas anticipée et donc gérée au coup par coup.
• les entretiens de fin d’étape 1 arrivant trop tardivement.

Etape 4 : La primo qualification professionnelle

– points positifs :

• une répartition des stagiaires sur les deux offres de formation plutôt équilibrée
• des partenaires institutionnels à l’écoute (DIRECCTE, Conseil Régional).
• partage, par les organismes partenaires des principes de formation pour adultes : méthodes actives, modes d’interventions partagés, prise en compte des caractéristiques du public, positionnement professionnel (compétences, niveau d’exigence, remise en question…).
• adaptabilité de la part des organismes partenaires (ligue de l’enseignement et UFOLEP) dans la programmation des séquences de formation.
• l’élection de représentants des stagiaires et la mise en place d’un conseil réunissant ces délégués avec les acteurs de la formation : formateurs, représentant de l’administration et du pôle hébergement du Campus. Ceci afin de permettre à l’équipe éducative de bien cerner l’environnement de la formation et ses conséquences sur l’apprentissage.
• pour les CQP, une mise en oeuvre opérationnelle en termes d’acte, de démarche et de méthodes et des contenus globalement satisfaisant dans une architecture cohérente.
• Des résultats finaux corrects : 4 obtiennent le CQP ALS – 8 le CQP périscolaire (= des rattrapages).

– sources de progrès :

• pas de définition commune de la notion « d’accompagnement des stagiaires» (quel degré d’intervention des différents acteurs ? quel niveau d’autonomie attendu chez le stagiaire ? quelles stratégie ? qui accompagne ?
• le financement tardif.
• une recherche de structure de stage difficile et un lien avec celle-ci à améliorer.
• des difficultés pour les formateurs à appréhender la présence sur cette séquence de stagiaires extérieurs : des niveaux d’exigences très hétérogènes.
• pour le CQP périscolaire, une ingénierie faite dans l’urgence, une alternance, un suivi stagiaire et une certification à améliorer. De grandes difficultés à adapter un règlement inepte concernant les certifications (51 épreuves de certification auxquelles il faut ajouter les épreuves de rattrapage pour un coût environ de 10 000,00€ et ce… pour 17 stagiaires !
• pour le CQP périscolaire, une articulation entre les différents formateurs à améliorer et certains contenus de formation à modifier et préciser.
• pas suffisamment de travail de concertation en amont, et pendant le parcours de l’ensemble de l’équipe (stage starter, BAFA, brevet fédéral, CQP ALS, CQP périscolaire).
• un décalage entre la programmation initiale et la programmation réelle ; du fait de l’exigence des financeurs, du retard pris dans le choix des structures de service civique et, en conséquence, l’impossibilité d’utiliser les emplois aidés durant cette phase.

Etape 5 : L’accès à l’emploi ou à une formation

– points positifs :

• la possibilité de mobiliser différents dispositifs d’aide à l’emploi (emploi d’avenir, contrat d’accompagnement dans l’emploi), avec notamment, un travail concerté entre la préfecture, la DIRECCTE et les missions locales sur la mise en lien de ces dispositifs avec les personnes du parcours et les employeurs potentiels.
• la concordance entre la disponibilité des néo professionnels, l’émergence de bassin d’emplois (notamment dans le cadre de l’aménagement des rythmes éducatifs dans les communes). et la possibilité pour les employeurs d’utiliser des aides à l’emploi spécifiques.
• dans le cadre de ces emplois aidés, un soutien au tutorat par la DDCSPP35 (via le CNDS).

– sources de progrès :

• sur un prochain parcours, faire coïncider cette étape avec le suivi de la formation professionnelle.

Synthèse – points clé

– des partenaires convaincus, aidants et très acteurs.
– des jeunes impliqués, en situation de réussite : obtention de compétences, de diplôme et pour certains en situation professionnelle à la sortie du dispositif.
– sous estimation de l’impact des difficultés sociales sur l’investissement de certains stagiaires.
– extrême lourdeur des formalités administratives de certains dispositifs (service civique, certification CQP…).
– un niveau très hétérogène d’autonomie des stagiaires.
– un engagement dans le projet du secteur professionnel très disparate.
– un problème conséquent concernant la temporalité de l’action. Discordance très importante entre le temps nécessaire à l’apprentissage (rythme du stagiaire) et le temps nécessaire à la mobilisation des dispositifs (instruction administrative, délais de financement, délais de décisions…).
– un financement compliqué (modalités, échéances interlocuteurs…).

Bilan du point de vue des stagiaires

Le recueil de la parole des stagiaires a été effectué de 3 manières distinctes et différentes :
• sur la base des entretiens menés par les formateurs lors des séquences de formation : 1 à l’issue de chaque séquence de formation.
• sur la base des entretiens menés entre les référents (formateurs et parcours de vie), les tuteurs et le stagiaire : 1 à l’issue des 3 étapes. Deux s’étant déroulées dans le lieu de travail du prescripteur, un sur le lieu de l’un des stages et donc en présence du tuteur.
• sur la base des informations transmises par les délégués des stagiaires à l’occasion du conseil intérieur mis en place lors de la phase d’insertion professionnelle. Ce conseil réunissant, les représentants élus des stagiaires (délégués), les représentants des formateurs mais également le personnel de l’organisme d’accueil et les financeurs
(cf : réunion du 10 juin 20163). : 3 réunion avec les représentants ont été programmées.

Synthèse des points soulevés par les stagiaires

Points positifs

• parcours bien organisé qui a permis de créer des liens.
• principes du parcours avec des diplômes : opérant
• contenus très enrichissants notamment le BAFA par son approche ludique. « Au final, on se sent prêt à travailler et tout le monde se sent capable d’assumer » – ou « sentiment d’être armé pour le métier ».
• globalement satisfaction des supports proposés (pour les deux formations CQP)
• conscience de la chance d’avoir financièrement été pris en charge.
• appréciation notée de l’alternance des temps en centre et de temps dans des structures professionnelles variées (BAFA, CQP) ce qui offre des modèles différents.
• globalement satisfaction sur les méthodes et compétences de s formateurs (un bémol sur une séquence du CQP).
• conscience de l’aide indispensable (et donc bien venue) pour la recherche de structures.
• le suivi proposé même si certain en ont bénéficié plus que d’autres.


Difficultés rencontrées

• au début : l’appréhension d’être seul, et d’être « en rupture »
• la gestion du temps personnelle par rapport aux commandes passées : pas toujours faciles
• et beaucoup de choses à régler en parallèle, ce qui rend « dur » l’investissement sur une longue durée (formation, stages, service civique, vie personnelle…).
• les moyens financiers pour vivre (un service civique, c’est peu…) et pour certains de grands problèmes de mobilité.
• manque de soutien pour certains dans leur entourage personnel.
• une temporalité globale du parcours à revoir : trop dense à la fin.
• gestion des horaires parfois pas comprise par les stagiaires
• pas assez d’information sur le service civique et des structures (de stage ou de service civique) pas toujours en adéquation avec le projet du parcours.
• sentiment de ne pas toujours avoir été bien perçu au Campus.
• incertitude de l’avenir : et en septembre ?

A l’issue du parcours, un document nominatif récapitule pour chacun des stagiaires les évaluations portées par l’ensemble des acteurs, y compris ses propres remarques. Elles sont transmises au stagiaire et aux prescripteurs

Méthodes et indicateurs d’évaluation

Sur le plan quantitatif :

– nombre de personnes participant aux différentes étapes du parcours
– nombre de personnes présentes sur l’ensemble des étapes du parcours
– nombre de personnes obtenant les différentes qualifications (BAFA, brevet fédéral, SB, CQP)
– nombre de personnes en service civique puis situation d’emploi (sur des contrats aidés) à l’issue du parcours

Sur le plan qualitatif:

1. Méthodes :
*création et utilisation d’outils d’évaluation communs et partagés (entre les différents référents et entre les référents et les bénéficiaires).
*entretiens tripartites (bénéficiaires, référent formation, référent parcours de vie) à l’issue de chaque étape sur différents lieux : en structure de repérage (MGI, PJJ, ML), en milieu professionnel, en centre de formation.
2. Indicateurs :
*évolution comportementale des bénéficiaires : dans le domaine de l’expression, de l’engagement, la prise de décision…
Suites et perspectives envisagées à cette expérience :
Le même parcours dans sa globalité (avec quelques aménagements) de novembre 2013 à mars 2015).
Principaux enseignements tirés de cette expérience :
voir chapitre sur le bilan

Documents associés

fiche individuelle de suivi (vierge)
fiche individuelle de suivi (Mathieu)

Informations complémentaires

Un film est en cours de réalisation pour mettre en lumière la parole des jeunes ayant participé au parcours (version courte de 4 à 5 minutes)
Une opération de communication est également prévue le mardi 10/12 avec l’ensemble des acteurs.

L'association Un ballon pour l'insertion: séjour de remobilisation par le sport, la culture et le bien-être

Titre de l’Expérience: « séjour de remobilisation par le sport, la culture et le bien-être »

Porteur: un ballon pour l’insertion

Adresse : 21 avenue d’Orgemont 92700 COLOMBES

Courriel : contact@unballonpourlinsertion.org

Tel : 06 77 85 24 67

Chef de projet : Benoît DANNEAU

Portée territoriale du projet : Ile-de-France et Basse-Normandie

Date début de l’expérience : juillet 2014

Etat d’avancement : développement du projet depuis 2015

Activité : toutes activités sportives, culturelles et de bien-être

 

Genèse de l’expérience

L’association Un Ballon pour l’Insertion (UBI) est l’émanation du Comité Local d’Organisation chargé en 2011 d’organiser la 9ème édition de la Coupe du monde de football des personnes sans-abri. L’évènement s’est déroulé à Paris sur le Champ de Mars avec des matchs de « street soccer » à 4 contre 4 où 53 pays (64 équipes de femmes et d’hommes) étaient présents. En même temps que la Coupe du monde, un colloque s’est tenu au Stade de France, puis au Collège des Bernardins avec le thème suivant : « La rue : y tomber, y vivre, s’en sortir et ne pas y retomber ». Au-delà de la manifestation sportive, le Comité Local d’Organisation de la Coupe du monde de football des personnes sans-abri a souhaité mettre en place un projet durable d’insertion par le sport à destination des personnes en situation de précarité. Un groupe de travail a été constitué pour réfléchir à la nature et au sens du projet, mené une enquête de terrain sur les séjours de vacances/rupture faits par les associations de lutte contre l’exclusion et réalisé une étude de faisabilité pour en mesurer la viabilité économique, juridique et sociale. C’est ainsi qu’est né le projet de séjour de remobilisation.

Descriptif de l’expérience

Constat à l’origine de l’expérience

Les personnes en situation de précarité ont un rapport distancié avec leur corps : elles n’en prennent pas régulièrement ou plus trop soin, elles le contraignent à des conditions de vie précaire, surtout elles ne le font pas bouger au sens d’une activité physique ou sportive et cela occasionne des problèmes de santé à court et moyen terme.

 

Objectifs poursuivis

La finalité de l’action : créer par le séjour de remobilisation une valeur ajoutée dans l’accompagnement global de la personne en difficulté.

 

D’abord les objectifs généraux visés par l’action :

  • Produire une rupture avec le mode de vie habituel
  • Remettre le corps en mouvement
  • Développer l’expression artistique
  • Mettre en place une dynamique de groupe
  • Associer les personnes en difficulté à l’organisation du séjour
  • Construire un partenariat unique avec chaque association partenaire

 

Ensuite, les objectifs spécifiques découlant des objectifs généraux :

  • Respecter les horaires et participer de manière obligatoire à des activités sportives, culturelles et de bien-être
  • Reprendre l’habitude de manger équilibré et dormir à des heures fixes
  • Découvrir et s’initier à des activités permettant de se réapproprier le fonctionnement de son corps
  • Prendre soin de son hygiène corporelle et vestimentaire
  • Rompre avec l’isolement social et développer des relations de solidarité et d’amitié
  • Organiser la prise de parole des personnes en amont, pendant et en aval du séjour
  • Travailler sur des objectifs de séjour avec les personnes et les encadrants sociaux de l’association partenaire

 

Plan d’action

Préparer le séjour :

1ère étape : rencontre avec la direction de l’association, puis avec les travailleurs sociaux pour présenter notre action « séjours de remobilisation »

2ème étape : constituer un groupe de participants homogène.

3ème étape : 1ère rencontre avec le groupe et les encadrants sociaux qui participent au séjour. Présentation de l’association UBI et de l’action menée. Echanges avec le groupe sur toutes les composantes d’un séjour (activités, horaires, alcool, sorties, temps libre…).

4ème étape : définition d’objectifs de séjour croisés travailleurs sociaux / personnes en difficulté. Choix d’activités pour chaque participant dans le champ sportif, culturel et de bien-être.

5ème étape : 2ème rencontre avec le groupe : aborder tous les documents de bord d’un séjour (charte de bonne conduite, règlement intérieur, droit à l’image…). Présentation et validation avec le groupe du planning d’activités du séjour.

 

Vivre le séjour :

6ème étape : déroulement du séjour. Temps de débriefing quotidien avec les participants et les encadrants sociaux. Gestion du séjour en temps réel. Evaluation d’après une grille composée de 3 dimensions et 36 indicateurs.

 

L’après-séjour :

7ème étape : bilan de séjour écrit par UBI 1 mois après le séjour.

8ème étape : rencontre après 2 mois avec les encadrants sociaux et la hiérarchie de l’association partenaire, puis avec les participants pour faire le bilan du séjour.

9ème étape : demander aux travailleurs sociaux de renseigner un questionnaire pour prendre des nouvelles de chacun des participants et savoir quelles démarches d’ordre social ont été accomplies depuis la fin du séjour.

 

Partenaires associés :

Mettre les partenaires publics les uns à côté des autres en haut (4).

Mettre les partenaires privés en dessous des partenaires publics les uns à côté des autres (3).

 

Budget 2015

 

Bilan global de l’action 2014-2015

Le nombre de séjours et de personnes reçues :

Entre juillet 2014 et novembre 2015, nous avons réalisé 15 séjours de remobilisation. Près de 170 personnes en difficulté ont été accueillies lors de séjours 5 nuits/6 jours.

 

Où :

Le site retenu avec lequel nous avons développé une relation de partenariat étroite est le Centre Sportif de Normandie d’Houlgate dans le Calvados.

 

L’encadrement du séjour :

A chaque séjour de remobilisation, UBI met à disposition 3 professionnels de l’action sociale et du milieu sportif. L’association partenaire avec laquelle nous collaborons met à disposition deux encadrants sociaux pour participer au séjour.

 

Les publics concernés :

Nous avons principalement reçu dans nos séjours des personnes majeures (hommes comme femmes) en situation de précarité et d’autres engagées dans un parcours d’insertion actif. Il nous est également arrivé de travailler avec des institutions recevant des jeunes mineurs placés.

 

Le format de séjour :

Celui retenu met en avant les activités physiques et sportives, les activités cultuelles et de bien-être chaque jour pendant toute la durée du séjour. Les journées sont élaborées selon un programme intense, diversifié et où la participation aux activités est rendue obligatoire.

Méthodes et indicateurs d’évaluation

L’association Un Ballon pour l’Insertion a sollicité le Pôle Ressources National du Ministère de la Ville, de la Jeunesse et des Sports pour l’aider à mettre en place un outil d’évaluation mesurant l’impact du séjour sur les personnes en situation de précarité.

L’outil a fait l’objet depuis le début des séjours en 2014 de quelques modifications d’indicateurs pour le rendre plus en adéquation avec la réalité observée.

Pour plus d’informations sur les dimensions et indicateurs retenus, merci de consulter le document « Cf.doc 2 – Grille d’évaluation type ».

 

Suites et perspectives envisagées à cette expérience

Nous envisageons d’abord d’ouvrir nos séjours de remobilisation à des personnes en situation de handicap physique et psychique. Ensuite, à partir de l’année 2016, seront organisées des activités sportives et de bien-être régulières pour maintenir la dynamique de remobilisation après les séjours.

Enfin, nous souhaitons élargir la base des sites qui recevront ce type de séjours et allons développer des partenariats sur ces territoires avec les conseils départementaux, les régions et les institutions de travail social pour accueillir les publics de ces dernières.

Principaux enseignements tirés de cette expérience

Voici les principaux enseignements liés à ce que nous avons pu vivre lors des séjours de remobilisation :

  • Entre les réunions de préparation et le déroulement du séjour, finalement peu de personnes se sont désistées avant le séjour. Compte tenu des conditions de vie de la plupart des personnes et de leurs préoccupations quotidiennes liées à la satisfaction de besoins vitaux, on aurait pu penser le contraire.
  • Sur la question des addictions : nous avons été très surpris par la baisse ou l’arrêt de la consommation d’alcool durant le séjour. Y compris pour des personnes ayant une forte dépendance.
  • Nous avons pu organiser des séjours avec des personnes venant de structures sociales différentes et même d’associations différentes. Avec le support d’activités et les temps d’échanges collectifs organisés en fin de journée, le groupe se forme et constitue sa propre dynamique au bout d’une journée.
  • Par rapport aux activités mises en place tout au long de la journée, il ressort au bilan de fin de semaine que les personnes se disent surprises « d’être capables de pouvoir faire encore des choses » et « de ne pas être foutues ». Cela signifie qu’au-delà de la pratique d’activité en elle-même, un processus de prise de conscience est efficient.
  • Avec cette structuration de séjour, après la phase de fatigue du début liée à l’engagement dans les activités, on observe que les personnes repartent avec l’envie de faire du sport, de développer une vie de groupe et de donner un élan à leur situation sociale.

Documents associés

Cf.doc 1 – Budget de l’action séjour de remobilisation

Cf.doc 2 – Grille d’évaluation type

Cf.doc 3 – Article dans le quotidien Libération

 

Informations complémentaires

Reportage de Canal+ sur les séjours de remobilisation : EXCLUSION/CINQ JOURS POUR RETROUVER CONFIANCE